Archives pour la catégorie Annonces d’événements

Une invitation du Réseau québécois pour la simplicité volontaire.

Depuis quelques années, le mouvement de la simplicité volontaire fonctionne au ralenti, au Québec.  Et pourtant, nous sommes plusieurs à croire que la pertinence de la simplicité volontaire n’a jamais été si grande.  Au lieu d’attendre que nous soit imposée une simplicité involontaire suite à l’effondrement de notre civilisation, nous devrions choisir les moyens de vivre compatibles avec  notre survie sur Terre.

Chaque jour, la situation devient plus urgente; et pourtant, rien ne bouge vraiment; les efforts consentis portent sur la perpétuation de notre société de consommation, et non sur les changements importants qu’il faudrait apporter à nos sociétés. Notre mouvement devrait se donner comme objectif d’amener la population à prendre pleinement conscience de l’urgence de la situation et surtout de s’impliquer dans des actions concrètes. Mais ceci n’est pas facile, et c’est pourquoi je propose que nous formions un groupe de réflexion sur ce sujet, pour arriver à trouver quelle serait la meilleure stratégie pour atteindre notre objectif.

Le mandat du groupe serait le suivant : élaborer un manifeste qui montre la grande pertinence aujourd’hui de la simplicité volontaire pour l’environnement, pour la libération des individus, pour le développement de la résilience de nos communautés. Il faudrait aussi déterminer les moyens que nous pourrions prendre pour développer le mouvement et lui donner une place plus importante dans notre société.

Alors vous êtes invité-e à participer à une première rencontre de ce groupe, qui aura lieu le 7 avril prochain à 19h au café La Place commune (7669 avenue Querbes, métro Parc).  Lors de cet événement, nous définirons mieux le mandat du groupe et son mode de fonctionnement. Si vous prévoyez assister à la rencontre (ou pensez participer plus tard), veuillez me prévenir (<a href= »mailto:smongeau@ecosociete.org »>smongeau@ecosociete.org</a>) .

Serge Mongeau

Réseau québécois pour la simplicité volontaire

Global Partage

Je participerai, cette semaine à l’Université du Québec à Chicoutimi, à l’Événement éco-conseil 2015 sur le thème « Nourrir le partage ».

Activité organisée chaque année par la cohorte des étudiantEs en éco-conseil, l’événement cherche à informer et à mobiliser le milieu (aussi bien étudiant que communautaire et même industriel) autour de questions touchant les questions d’environnement et de développement durable.

Cette invitation m’a permis de découvrir, avec beaucoup de curiosité et d’intérêt, un excellent documentaire dont je n’avais jamais entendu parler: Global Partage du réalisateur Dimitri Grimblat présenté en France sur la chaîne de télévision Canal+.

Ce film de 90 minutes propose un tour du monde des initiatives d’économie collaborative qui se sont développées à grande vitesse un peu partout sur la planète depuis que la technologie informatique est devenue largement accessible et que ses diverses applications pratiques se sont multipliées.

Je reprends ici la présentation de l’émission: « Les ressources de la planète qui s’épuisent, une crise économique qui devient une crise du système économique… Face à ce constat, des pionniers de plus en plus nombreux cherchent des pistes pour vivre mieux et de façon plus durable. C’est ainsi que l’idée du partage a fait son chemin jusqu’à devenir une petite révolution qui touche désormais toutes les activités. L’économie collaborative basée sur l’échange entre individus sans intermédiaires est en train de façonner un autre mode de consommation et de rapport aux autres. »

Et c’est vrai que ça touche tous les domaines de la vie: du transport (autos, vélos) au milieux de travail (bureaux pour travailleurs indépendants), de la nourriture (repas partagés) à l’alimentation (jardins collectifs urbains où chacun peut se servir), des cours universitaires gratuits aux échanges de livres, du logement à la revitalisation des quartiers par des petits entrepreneurs, des laboratoires d’exploration à la fabrication d’automobiles en modèle « open source », de l’agriculture aux banques alternatives, bref, il est peu de domaines où l’économie collaborative n’est pas en train de défricher de nouvelles façons d’être-au-monde.

Ce documentaire, très attrayant et facile d’accès au niveau de sa structure et de sa présentation visuelle, permet de découvrir un monde dont la plupart d’entre nous ne soupçonne même pas l’existence. Et le grand avantage du film, c’est de montrer que la plupart des idées qui sont défendues dans ce Carnet trouvent des applications pratiques qui sont vraiment expérimentées concrètement aussi bien au Nord qu’au Sud. Et de voir ces idées en action ne peut être que très stimulant!

C’est Antonin Léonard, l’un des principaux promoteurs de cette économie collaborative en France et fondateur de l’organisme « Oui share », qui nous sert de guide à la rencontre de très nombreux entrepreneurs sociaux à l’origine d’initiatives les plus diverses. Pour lui, nous assistons à une véritable « révolution en marche, qu’il nous faut maintenant encourager, accompagner et diffuser ».

Le film est aussi l’occasion de rencontrer et de découvrir tous ces innovateurs sociaux, hommes et femmes, de même que les organismes qu’ils ont fondés, les sites Internet qu’ils ont mis en ligne, les livres ou documents qu’ils ont produits, etc. Une vraie mine de renseignements précieux qui permettent de suivre chaque piste autant que l’on veut…

Je n’en dis pas plus: allez visionner le film qui est, heureusement, disponible en visionnement libre sur Internet (ce qui est, il faut l’avouer, en parfaite cohérence avec le discours de partage qui est au cœur du documentaire).

En terminant, je dois avouer que ce film m’a amené à reconsidérer sérieusement ma vision de la technologie numérique et des récents développements technologiques. Alors que jusqu’ici, j’en voyais surtout les conséquences potentiellement négatives (tout en admettant, bien sûr, qu’ils avaient aussi des côté positifs), je dois admettre que Global Partage m’a fait réaliser concrètement qu’une foule de ces initiatives nouvelles et potentiellement révolutionnaires (dans le sens d’une société plus participative et collaborative) n’ont pu naître qu’en raison même de ces technologies.

De même, l’un des grands reproches que je faisais aux ordinateurs et aux réseaux sociaux (celui d’isoler très souvent les individus dans un monde virtuel au détriment des rencontres réelles avec de vraies personnes autour d’eux) s’avère être aussi remis en question par le documentaire. Celui-ci montre en effet que la technologie, à travers ses moyens « virtuels », peut aussi contribuer directement à provoquer de nouvelles formes de rencontres « en personnes », inédites jusqu’ici et tout aussi riches que les anciennes. Les i-phones pour nous sortir de notre individualisme? Mettons que c’est tout nouveau pour moi! Et peut-être prometteur, qui sait?

Enfin, l’une des découvertes les plus fascinantes, pour moi, de ce documentaire est la remise en question de la notion même de « propriété » que cette économie collaborative est en train d’amorcer. Non pas que tout soit gratuit dans cet univers virtuel, bien qu’énormément de choses le soit encore, comme le voulait la dynamique d’origine de l’Internet. Mais la vraie remise en question de la « propriété » semble venir plutôt de la conjonction de deux facteurs économiques fondamentaux:

  • une crise systémique de la mondialisation capitaliste, créée à la fois par les crises économiques successives, par l’accroissement des inégalités, par les culs-de-sac de la croissance illimitée et par les déceptions apportées par l’abondance matérielle;
  • les possibilités de collaboration jusqu’ici inaccessibles engendrées par la révolution technologique et informatique des 20 dernières années.

Et la conjonction de ces deux facteurs rend non seulement possible un nouveau modèle de collaboration (par opposition à la compétition favorisée par la propriété privée des connaissances, des produits et des moyens de production), mais le développement des outils informatiques (et la culture qui s’en dégage) semble favoriser le partage (le plus souvent gratuit) des savoirs (voir tout le développement et la culture des logiciel livres, des codes « open source », des outils collaboratifs « wiki », etc.).

Regardez le film: vous ne le regretterez pas! Et j’aimerais bien savoir ce que vous en avez pensé… Et si vous trouvez que mes impressions sont trop optimistes…

 

 

 

 

 

Les fiducies foncières communautaires : parce que la terre n’est pas une marchandise!

La spéculation foncière a rendu l’accès à la propriété, au logement locatif et aux terres agricoles de plus en plus difficile ces dernières années. Certaines familles engloutissent plus de la moitié de leur revenus pour se loger pendant que  d’autres personnes qui  aimeraient pouvoir  se consacrer à l’agriculture biologique n’y parviennent pas en raison du coût excessif des fermes ou y arrivent au prix d’un endettement important. Pendant que certaines personnes collectionnent les maisons de ville, les maisons de campagne, les chalets ou les  propriétés à revenus,  d’autres n’ont nulle part où loger. Des quartiers entiers sont construits sur des terres agricoles parmi les plus fertiles du Québec parce qu’il est plus payant à court terme d’y construire des maisons que d’assurer notre sécurité alimentaire. Les petites fermes familiales sont rachetées par des grandes entreprises ou des institutions financières qui  accroissent la productivité et les rendements par l’utilisation massive d’engrais chimiques et de pesticides, et ce pour enrichir les actionnaires et les dirigeants au détriment de la biodiversité, de l’environnement et du climat.

À l’heure où nos gouvernements ne semblent plus avoir, comme projet de société, que l’austérité à nous proposer, il est difficile d’entrevoir comment ces tendances pourraient être inversées?  Un livre qui vient de paraître aux éditions Écosociété pourrait nous fournir un outil important pour nous aider à prendre la relève d’institutions depuis longtemps impuissantes à nous assurer un abri et de la nourriture saine. Ce modèle, la fiducie foncière communautaire (FFC), qui vise à soustraire le sol aux marchés et à la spéculation, nous vient des Etats-Unis et commence à gagner du terrain même en Europe. Le  « Manuel d’antispéculation immobilière », est constitué de textes de plusieurs auteurs tirés de la monumentale anthologie The Community Land Trust Reader, sous la direction de John Emmeus Davis. Quelques textes sur les expériences européennes et l’exemple de l’organisme Protec-Terre au Québec complètent ce guide pratique qui intéressera quiconque veut sortir des logiques destructrices actuelles.

Le livre commence par une présentation de la philosophie et des penseurs qui ont permis à ce modèle de s’enraciner chez nos voisins du sud. On y découvre une histoire riche et passionnante avec des précurseurs comme Henry Georges ou Ebenezer Howard qui comprennent, dès la fin du XIXe siècle, l’importance de la propriété foncière dans l’accumulation de la richesse. On y fait la rencontre de Ralph Borsodi qui fonda une communauté au nord de New York avec une trentaine de famille dès 1936. On y découvre aussi Bob Swann, un activiste pacifiste, qui s’allie à Slater King, très impliqué dans la lutte contre la ségrégation raciale, pour  trouver une solution au « vaste problème des noirs chassés de leurs terres »[1]. Ils fondèrent ensemble New Community Inc. « une organisation sans but lucratif qui détiendra des terres dans une fiducie à perpétuité pour l’usufruit permanent des communautés rurales ».[2]

C’est une histoire semée d’embûches que celle des fiducies foncières communautaires. Elles ont  fini par essaimer pendant les années 80, grâce aux efforts d’un grand nombre de personnes. Plusieurs organisations aidèrent à diffuser et promouvoir le modèle à l’aide de livres, films, trousses de formation et de documents-types. Ces organismes ont réussi à faire inclure dans une loi fédérale, en 1992, la définition d’une FFC, facilitant la dissémination du modèle et permettant l’utilisation de sommes versés par le gouvernement fédéral en soutien au logement abordable. On apprend, dans un chapitre ultérieur, que le modèle de FFC arrive à loger près de deux fois plus de gens que les subventions classiques d’aide à l’accession à la propriété.

Plusieurs pages sont consacrées à éclairer les différentes manières d’envisager l’intendance de la terre depuis l’émergence de l’agriculture. Une petite histoire de la propriété privée et publique, hier et aujourd’hui, rappelle que deux visions de la terre s’entrechoquent depuis les débuts de la civilisation. L’une de ces visions prédomine pour le moment. Aujourd’hui, aux Etats-Unis, 75% des terres privées sont détenues par 5% de propriétaires fonciers. Cet accaparement est parfois le fait d’individus mais ce sont surtout des compagnies et des grandes entreprises qui achètent de larges portions du territoire.  Souvent éloignés ou absentes, ces entreprises privent les communautés du pouvoir de décision quant à l’usage qui est fait des territoires qu’elles habitent.

La FFC vise à résoudre ces problèmes en détenant « des terres et des terrains au bénéfice d’une communauté et des individus qui la composent. »[3] En plus de retirer les terres et les terrains du marché, la FFC  met l’accent sur l’autonomisation des communautés et  l’apprentissage d’un usage respectueux de la terre. La structure démocratique des FFC et la composition particulière du conseil des fiduciaires distingue celle-ci des autres types de fiducies. En assoyant ensemble « des personnes qui résident sur le terrain détenu par la FFC, de personnes qui résident à l’extérieur de la FFC, mais dans la communauté environnante, et de personnes représentant l’intérêt public », [4] la FFC n’est ni une commune, ni une enclave.

 

La partie suivante nous présente les principes tels que la redistribution de la plus-value et les différentes manières dont on peut les appliquer.  Le partage des responsabilités et des risques, la protection de la qualité des habitations ou des sols, l’importance d’éduquer les membres à la bonne intendance sont d’autres considérations détaillées dans ces chapitres. On nous y relate aussi le développement de deux fiducies agricoles, soit la ferme Caretaker au Massachusetts et la ferme Cadet-Roussel à Mont-Saint-Grégoire. On y comprend l’importance de préserver les fermes pour les fermiers plutôt que pour la construction de nouveaux quartiers ou pour les besoins des villégiateurs. Les difficultés et les défis de la perpétuité ainsi que les échecs, rare mais jamais impossible, évitent de donner l’illusion que la FFC est une solution magique et facile à implanter.  La dernière partie dresse une esquisse des Community Land Trust en Belgique et en France.

Le  « Manuel d’antispéculation immobilière » est un guide qui donne de l’espoir. Il nous démontre que la résistance aux sirènes de la marchandise peut porter fruit. En mettant un terme à la spéculation et en empêchant les sols d’être revendus, les FFC peuvent offrir une alternative à long terme au problème de l’accaparement des « Communs » par quelques-uns. Ce qui  nous a été enlevé, nous pouvons le reprendre. Que ce soit l’usage respectueux de la terre, la réappropriation de notre droit de parole ou celui d’être responsable envers les générations futures. Ce livre est décidément à lire.

 

P.S. : Le GRIP-UQAM et  Aliments d’ici, en collaboration avec Protec-Terre,  tiendra une journée d’information sur les fiducies foncières communautaires le 30 novembre 2014 à la salle de la Chaufferie de l’UQAM au 145 avenue du Président Kennedy à Montréal. L’événement débutera à 12h00 pour se terminer vers 17h00. Plus d’infos en suivant ce lien :

 

http://alimentsdici.info/fiducies30nov

 

 

 

 

 

 

 



[1] John Emmeus Davis et autres, Manueld’antispéculation immobilière, Une introduction aux fiducies foncières communautaires, Editions Écosociété, Montréal, 2014. P. 31

[2] P. 34

[3] P.77

[4] Idem p.77

Manifestation anti-compteurs « intelligents »

MANIFESTATION NATIONALE anti-compteurs électro-polluants

SAMEDI 14 JUIN 2014

Manifestations simultanées en Colombie-Britannique et au Québec

Accueil : dès 12h30 – De 12h30 à 14 heures :
Animation. Bouffe de rue (camions ambulants). Distribution de coeurs blancs.
Départ de la marche : 14 heures

Lieu : Parc face au 901 rue Square Victoria, Montréal
Arrivée : Bureau du Premier Ministre

Bénévoles recherchés pour sécurité, accueil, distribution des coeurs, etc.

Visionner le vidéo de la dernière manifestation
http://www.youtube.com/watch?v=qRG6i9g8lro

 

À voir !

Affiche pour annoncer la manif du 14 juin
http://on.fb.me/1utIXVk

Voir la page Facebook de cet événement
http://on.fb.me/TnLCT7

Un départ en autobus est organisé à partir de Valleyfield pour aller à la manif de Montréal
http://on.fb.me/1p3wNm2 

Grand pique-nique de la simplicité

Le Réseau québécois pour la simplicité volontaire vous invite à son grand pique-nique national, samedi le 14 juin prochain, au Parc Maisonneuve de Montréal.

pique-nique-2014

Ce pique-nique sera un moment informel de rencontre entre personnes qui ont une philosophie de vie semblable : la simplicité volontaire. Autrement dit : « Moins de biens et Plus de liens ».  Des groupes amis seront peut-être aussi des nôtres (Réseau pour une décroissance conviviale, Réseau transition Québec, Mouvement des Acefs, etc.).

Dans l’après-midi, nous serons disponibles pour vous donner les plus récentes nouvelles du Réseau, pour répondre à vos questions, et surtout  pour faciliter la communication entre les gens qui se seront déplacés pour cette rencontre.

 Quelques informations pratiques

Lieu Parc Maisonneuve Métro Pie lX 4601 Sherbrooke Est, Montréal Stationnement sur place : 12$, ou gratuit sur la rue Viau.
Comment reconnaître notre groupe? Nous ne serons pas loin du Chalet d’accueil,  avec un bouquet de ballons bleus.
Horaire (approximatif et fantaisiste…) Arrivée : entre 11h et 12h Dîner : entre 12h et 13h30 Après le dîner : échanges informels, marche, vélo, jeux, musique tranquille, sieste…Jusqu’à 16h… ou plus !
Pour qui ? Anciens et nouveaux du RQSV, votre conjoint, vos enfants, grands-parents, vos ami-es, tous ceux intéressés par la simplicité.
Avec quoi ? Votre lunch, chaises pliantes ou couvertures. Instruments de musique conviviaux (= pas trop de décibels…), petits vélos, balles, etc.
Et s’il pleut ? S’il y a évidence de pluie, le pique-nique sera remis au lendemain. Si la météo est incertaine, allez sur notre site Web ou page Facebook. Dès 8h, on confirmera la tenue du pique-nique.
Services de base ? Au Chalet d’accueil, en cas d’averses subites, il y a un toit et des tables à pique-nique. Et aussi des toilettes et distributrices de café, etc.

Rencontre douce, temps informel pour échanger points de vue et trucs… en toute simplicité ! 

Nous vous attendons au Parc Maisonneuve, samedi le 14 juin prochain.   Au plaisir de se voir !

Le 11 avril, c’est non aux énergies du passé!

Le nouveau ministre des Ressources Naturelles du Canada, Greg Rickford, nous fera l’honneur de sa visite le 11 avril prochain, de 11h30 à 12h30 à Montréal, puisqu’il viendra faire la promotion des pipelines de sables bitumineux (Ligne 9B d’Enbridge et Énergie Est de TransCanada) auprès du Conseil des Relations Internationales de Montréal (CORIM).

Comme nous considérons important de souligner ce premier discours officiel du nouveau ministre, nous invitons chaque citoyen intéressé à se faire entendre au sujet de l’arrivée du pétrole des sables bitumineux dans l’Est à venir manifester devant le Marriott Château Champlain Montréal ce 11 avril entre 11h30 et 12h30.

Après l’autorisation donnée par l’Office National de l’Énergie pour le pipeline Ligne 9 d’Enbridge et l’annonce du projet de TransCanada qui ont eu lieu juste avant les élections, il est important de nous montrer mobilisés.

Le 11 avril prochain, une occasion à ne pas manquer pour dénoncer ces projets d’un autre âge et démontrer notre opposition face à l’industrie des sables bitumineux qui dicte présentement sa politique à Ottawa.

Les organisations suivantes appuient cette manifestation:

Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)
Conseil des Canadiens
Eau Secours
Équiterre
Fondation David Suzuki
Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada)
Greenpeace Québec
Regroupement Interrégional Gas de Schiste de la Vallée du St-Laurent (RIGSVSL)

Plus d’info sur le dîner-causerie de la CORIM :
http://www.corim.qc.ca/index.php?idsession=0&cate&recherche&idmodule=14&idmodule_temp&idprod=331&page_html&idstatic&idlang=1

Haro sur les nouveaux compteurs !

Peut-être êtes-vous de ceux et celles qui avez déjà reçu la visite d’Hydro-Québec (HQ) ou de ses sous-traitants pour l’installation des nouveaux compteurs dits « intelligents ». Et si ce n’est pas encore le cas, cela ne saurait sans doute pas tarder. Personnellement, je suis de ceux et celles qui ont fait le choix de refuser l’installation de ces nouveaux compteurs – même si la direction d’HQ ne reconnaît pas la légitimité de ce refus.

Suis-je parce que je suis une personne que l’on décrit comme étant « électrosensible » ? Non, et en fait je ne pense pas que ce soit mon cas. Rien non plus ne me porte à craindre a priori la nocivité potentielle des ondes électromagnétiques. Et bien honnêtement, je n’ai pas les capacités à pouvoir me prononcer sur le réel danger (ou pas) de ces ondes. Cela dit, il faut être de mauvaise foi pour ne pas prendre acte des témoignages qui s’accumulent de plus en plus concernant des personnes qui développent divers symptômes que l’on associe à l’électrosensibilité. Et dans un tel cas de figure, il me semble que la moindre des choses serait d’appliquer le principe de précaution, le temps d’analyser plus en profondeur de quoi il en retourne.

Surtout qu’en l’état actuel, on ne laisse pas vraiment le choix aux usagers de la société d’État et les « solutions » de retrait proposées par HQ sont iniques, pour dire le moins. D’autant plus que le droit de retrait avec compensation est justement évoqué comme une solution équitable pour les personnes ayant opté pour le nouveau compteur. Mais au-delà du montant prohibitif associé à l’option de retrait pour plusieurs ménages, qu’y a-t-il d’équitable dans le fait, par exemple, d’avoir à payer pour ne pas avoir le nouveau compteur, mais d’avoir à subir les compteurs de ses voisins ne voulant pas, eux, payer, dans les cas où plusieurs compteurs sont installés dans un même logement – une situation loin d’être anecdotiques, particulièrement à Montréal (c’est d’ailleurs notre cas à nous). Donc, pour l’équité, on repassera.

Mais au-delà des questions environnementales et de santé (il est cependant quand même particulier qu’HQ doive se faire rassurante en la matière dans ses communications ; serions-nous justifié autrement de douter qu’on puisse nous imposer des technologies non sécuritaires et non fondées en matière de santé publique?), la direction d’HQ n’a jusqu’ici, à mon sens, jamais pu démontrer le réel bien-fondé de sa démarche. D’autant plus que, dans l’optique où il faudrait impérativement changer tous les compteurs électromagnétiques actuels (ce qui selon moi reste encore à prouver), d’autres options pourraient être envisagées, lesquelles n’ont à ma connaissance pas réellement été étudiées par la société d’État.

Hydro-Québec semble en fait avoir fait son nid et, tel un chien avec son os, va chercher à tenir son bout jusqu’à la limite – aidé en cela par des députés qui, malgré leur reconnaissance dans plusieurs cas des préoccupations légitimes des citoyens et citoyennes, n’envisagent toujours pas de remettre HQ à l’ordre. Et il ne faudrait surtout pas compter sur la Régie de l’énergie pour tempérer les ardeurs d’HQ, elle qui depuis longtemps fait simplement office de caisse de résonance (et de légitimation) des décisions d’HQ.

Et pour se justifier et nous « vendre » le bien-fondé de cette nouvelle technologie, on se cache derrière les normes « officielles », même si celles-ci datent des années 1950, qu’elles furent établies dans un contexte fort différent et que depuis bien de l’eau a coulé depuis sous les ponts – même si dans les faits, nous commençons tout juste à comprendre les implications réelles de la prolifération des ondes électromagnétiques. Mais qu’à cela ne tienne, HQ pourra toujours compter sur son arrogant porte-parole, Patrice Lavoie, pour venir tourner en dérision ceux et celles osent douter du discours lénifiant des partisans des nouveaux compteurs.

Or, si le passé est garant de l’avenir, les craintes exprimées par tous ces mouvements « refuse » qui ont essaimé à travers la province, sont plus que légitimes. Car la manière avec laquelle on défend l’innocuité des ondes électromagnétiques n’est pas sans rappeler comment on s’y prenait il y a encore pas si longtemps pour défendre le tabac ou les bienfaits des pesticides et autres produits chimiques introduits par le « génie humain » dans la nature. Dans un entretien fort éclairant, Nancy de Méritens et Jean Heches, coréalisateurs du documentaire Ondes, science et manigances, expliquent d’ailleurs bien comment s’y prennent les géants de la téléphonie pour semer le doute scientifique sur la question des ondes électromagnétiques. Exactement comme on le faisait en d’autre temps pour d’autres substances, selon les mêmes procédés : semer le doute, financer des experts, alimenter la contradiction par de fausses recherches, jouer sur les mots, etc. Le tout pour éviter tout débat sérieux sur les risques sanitaires et environnementaux des ondes électromagnétiques. Qu’il existe des centaines de recherches scientifiques nous mettant en garde ? Voilà qui n’ébranle en rien la confiance absolue de l’industrie et des autorités réglementaires. Pour eux, tant que le risque zéro aboslu ne sera pas atteint (et d’une certaine façon il ne le sera jamais…), pas question d’arrêter la bonne marche du « progrès ».

Donc, si vous voulez mon avis, je crois que nous avons toutes les raisons de se méfier des discours qui se veulent (trop) rassurants d’HQ ou des industriels sur la question des ondes électromagnétiques. Et avant de nous imposer tous ces réseaux dits « intelligents », ces fameux smart grid, il serait peut-être que l’on s’arrête quelques instants et qu’on analyse le réel bien-fondé de se lancer aussi aveuglément dans l’adoption et la prolifération de ces nouvelles technologies.

Il n’est surement pas trop tard pour se faire entendre sur la question et il n’est pas exclu qu’HQ finisse par faire marche arrière (ou à tout le moins à corriger le tir) dans ce dossier. Mais comme pour le Suroît ou les gaz de schiste en d’autres temps, il n’en tiendra qu’à la volonté citoyenne de mobilisation. À la fois en refusant l’installation des nouveaux compteurs (d’ailleurs aucun frais supplémentaires n’a jusqu’à présent été demandé aux personnes ayant refusé l’installation des nouveaux compteurs), mais aussi en manifestant notre opposition auprès d’HQ.

Deux manifestations sont d’ailleurs prévues au Square Victoria de Montréal : la première 9 avril prochain, à 8h30, pour marquer le début des audiences à la Régie de l’énergie (lors desquelles seront autorisées – on le présume – les phases 2 et 3 du déploiement des nouveaux compteurs) ; et la deuxième le 12 avril, à 12h, à l’occasion d’une grande marche pour réclamer un décret gouvernemental pour mettre fin au déploiement des nouveaux compteurs.

Un groupe de simplicité volontaire à découvrir!

Nous avions rêvé, en fondant le Réseau québécois pour la simplicité volontaire ou RQSV en avril 2000, que le Québec se couvrirait d’équipes locales ou régionales qui, chacune à leur façon, feraient la promotion de la simplicité volontaire.

Même si de nombreuses équipes ont vu le jour et fonctionné au fil des ans, un peu partout et plus ou moins longtemps selon le cas, force est de constater qu’il ne reste plus qu’un seul « irréductible village », à la manière des valeureux Gaulois d’Astérix: le Groupe de simplicité volontaire de Québec ou GSVQ!

Né en même temps que le Réseau et concentrant ses activités dans la grande région de Québec, le GSVQ a réussi, malgré des périodes plus difficiles, à maintenir un niveau d’activités et d’interventions tout à fait remarquable, grâce à la fois à un bon noyau de simplicitaires persévérants et à une capacité de recruter de nouveaux membres intéressés non seulement à « consommer de la simplicité volontaire » (!) mais à y prendre aussi des responsabilités.

Presque 15 ans plus tard, il est impressionnant de naviguer sur leur site Internet et d’y trouver autant de ressources variées: bulletin Simplement vôtre dont on vient tout juste de publier le 30e numéro; riche centre de documentation écrite et audio-visuelle (documents téléchargeables et bibliographie, ou textes et vidéos, parfois en traduction); ensemble d’interventions dans les médias; etc.

D’ailleurs le GSVQ, dont Pascal Grenier est depuis le début l’un des principaux piliers, a bien d’autres cordes à son arc (ou fleurons à son palmarès)! En plus des nombreux ateliers, séries de cours et conférences qu’il a organisés depuis sa fondation, on peut dire que le groupe de Québec a été le premier initiateur des « colloques annuels » qui ont été organisés, presque chaque année depuis 2000: le premier comme le dernier de la série ont justement été organisés par eux à l’Université Laval, en octobre 2001 et en novembre 2013.

De plus, le GSVQ a produit, pendant plusieurs années et encore en 2013-2014, une émission de radio hebdomadaire d’une heure (faut le faire!) à la radio communautaire CKRL, En toute simplicité, animée actuellement par Jean Cloutier qui agit aussi, depuis le début de 2014, comme nouveau coordonnateur du GSVQ.

Enfin, loin de se contenter de propager des idées (même quand elles sont excellentes!), le GSVQ a depuis toujours cherché à réaliser des projets concrets ou à proposer des outils pour changer les comportements: partenariats avec des universitaires pour orienter des recherches sur des problèmes liés à la simplicité, recyclage de tasses ou de chandails pour publiciser la simplicité volontaire, fabrication et vente d’objets écologiques »: sacs réutilisables pour faire son marché (avant que les chaînes d’alimentation proposent leurs propres sacs!) composteurs domestiques (avant que la Ville de Québec prenne en charge cette question), écobarils, etc.

Ce côté « entrepreneurship » de nos amiEs simplicitaires de Québec (qui, avouons-le, agaçait un peu les intellectuels puristes de la simplicité volontaire de Montréal :-) !) a quand même connu du succès et contribué à autofinancer largement le travail du GSVQ. Celui-ci n’a d’ailleurs jamais hésité à partager généreusement les fruits de ses efforts avec l’équipe montréalaise du RQSV!

Bref, chapeau et longue vie au Groupe de simplicité volontaire de Québec! Et n’hésitez pas à les visiter sur le web: vous ne regretterez pas le détour.

Protéger les terres de la spéculation – une rencontre ce jeudi

Rencontre exploratoire sur les fiducies foncières 

Un problème

      En milieu rural, le prix des bonnes terres augmente constamment ; les jeunes qui voudraient se lancer en agriculture ne peuvent que difficilement avoir accès à une terre.

      En milieu périurbain, les terres sont achetées par des spéculateurs, qui veulent les consacrer au développement domiciliaire.

      En ville, les terrains sont tellement coûteux qu’ils rendent inaccessible la propriété à un fort pourcentage de la population.

 

Une solution?

Les fiducies foncières permettent de retirer des terres de la spéculation foncière, en les retirant définitivement du marché et en les consacrant à une vocation déterminée. La formule est encore peu répandue au Québec ; ne serait-il pas temps de s’organiser pour le faire?

 

Une rencontre exploratoire

Si l’idée vous intéresse, nous vous invitons à une rencontre sur le sujet.

Date: Jeudi 6 février à 19h

Lieu: Salle Esdras-Minville, au 4ème étage, du nouvel édifice des HEC (3000 Chemin de la Côte-Sainte-Catherine). Métro Université de Montréal.

Programme :

1) le problème des fermes péri ou intra urbaines:
Brèves présentations de Benoît Girard, ferme du Bord-du-Lac, à l’ïle Bizard;
et de Ramzy Kassouf, ferme des Jardins Carya à Senneville
2) présentation sommaire de la formule des fiducies foncières (Serge Mongeau)
3) discussion sur les moyens de faire avancer le dossier localement.

Si vous connaissez des personnes possiblement intéressées, n’hésitez pas à leur communiquer l’information.

 Yves-Marie Abraham, John Burcombe, Serge Mongeau

Échec à la guerre – rendez-vous le 11 novembre

Cette année encore, la cérémonie officielle de la Légion royale canadienne pour marquer le « Jour du Souvenir » à Montréal aura lieu sur les terrains de l’Université McGill, en présence de nombreux dignitaires et marquée par le traditionnel salut de 21 coups de canon…

Dans le but de donner une plus grande visibilité au courant d’opinion publique qui désapprouve le caractère étroit et militaire de ces cérémonies et la récupération qui en est faite pour promouvoir les politiques militaristes du gouvernement canadien, le Collectif Échec à la guerre organise lundi, le 11 novembre prochain, de 11 h 00 à 12 h 30, une action symbolique visant à donner un autre sens au Jour du Souvenir.

Rendez-vous, à 11 h, à l’intersection des rues

Sherbrooke et McGill College (métro McGill) à Montréal

Une vigile solennelle et silencieuse se tiendra à deux pas de la cérémonie militaire officielle. Nous nous tiendrons debout, en silence, en affichant deux bannières du  Collectif dont le libellé est « Échec à la guerre; place à la paix » ainsi qu’une troisième bannière qui dira simplement ceci : « À la mémoire de TOUTES les victimes de la guerre ». Des tracts expliquant notre position seront distribués à tous les passants et aux médias. Des coquelicots blancs seront également en vente.

Cette action vise à apporter plus d’attention médiatique à notre campagne annuelle du coquelicot blanc. Un communiqué de presse sera émis par le Collectif avant cette action. Le Collectif aura des porte-parole sur place et nous tenterons d’y associer des personnalités connues qui pourront aussi défendre l’orientation de notre campagne.

PLUS NOUS SERONS NOMBREUX ET NOMBREUSES, PLUS NOTRE PRÉSENCE SILENCIEUSE SERA FORTE

Nous vous invitons donc à partager ce message dans tous vos réseaux.

Solidairement !

Le Comité de suivi du Collectif Échec à la guerre